{"id":58,"date":"2026-04-03T13:01:40","date_gmt":"2026-04-03T13:01:40","guid":{"rendered":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?page_id=58"},"modified":"2026-07-17T10:11:53","modified_gmt":"2026-07-17T10:11:53","slug":"les-pages-papotent","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?page_id=58","title":{"rendered":"Les pages papotent"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-query is-layout-flow wp-block-query-is-layout-flow\"><ul class=\"wp-block-post-template is-layout-flow wp-block-post-template-is-layout-flow\"><li class=\"wp-block-post post-155 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-les-pages-papotent\">\n<h2 class=\"wp-block-post-title\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=155\" target=\"_self\" >La bonne m\u00e8re \u2014 Mathilda di Matteo<\/a><\/h2>\n\n<figure class=\"alignwide wp-block-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=155\" target=\"_self\"  ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1065\" height=\"1477\" src=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-10-Mathilda-di-Matteo-La-bonne-mere.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"La bonne m\u00e8re \u2014 Mathilda di Matteo\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-10-Mathilda-di-Matteo-La-bonne-mere.jpg 1065w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-10-Mathilda-di-Matteo-La-bonne-mere-216x300.jpg 216w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-10-Mathilda-di-Matteo-La-bonne-mere-738x1024.jpg 738w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-10-Mathilda-di-Matteo-La-bonne-mere-768x1065.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1065px) 100vw, 1065px\" \/><\/a><\/figure>\n\n<div class=\"entry-content wp-block-post-content is-layout-flow wp-block-post-content-is-layout-flow\">\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Lectrice : Juliette<\/p>\n\n\n\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Avis : Coup de coeur<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Octobre 2025<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J&rsquo;ai A-DO-R\u00c9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#chocdesmondes<\/strong> \u2014 Ce livre sent Marseille \u00e0 plein nez : l&rsquo;accent qui chante, les cagoles, les gens vrais et sans filtre. Et en face, le Paris du 16e, ses salons feutr\u00e9s, sa bourgeoisie qui parle \u00e0 voix basse et juge sans jamais \u00e9lever le ton. Faire entrer une famille marseillaise dans ce monde-l\u00e0, c&rsquo;est un peu comme l\u00e2cher un \u00e9l\u00e9phant dans un magasin de porcelaine \u2014 et c&rsquo;est exactement ce que fait Mathilda di Matteo, avec un plaisir \u00e9vident.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#double-prisme \u2014 <\/strong>Et c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette construction qui fait la force du livre : un chapitre la m\u00e8re parle, on voit tout \u00e0 travers ses yeux ; le chapitre suivant, c&rsquo;est la fille, avec son regard \u00e0 elle. M\u00eame histoire, deux prismes compl\u00e8tement oppos\u00e9s \u2014 on comprend chacune, on les aime toutes les deux, m\u00eame quand elles ne se comprennent pas entre elles. G\u00e9nial.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, une m\u00e8re fi\u00e8re de qui elle est, sans une once de honte, qui n&rsquo;a jamais envisag\u00e9 d&rsquo;\u00eatre une autre. De l&rsquo;autre, une fille qui r\u00eave de s&rsquo;inventer ailleurs, de gommer d&rsquo;o\u00f9 elle vient pour ressembler \u00e0 ce Paris 16e qui la fascine \u2014 et qui, sans se l&rsquo;avouer, en vient presque \u00e0 vouloir effacer sa m\u00e8re pour mieux na\u00eetre \u00e0 elle-m\u00eame. Ce mouvement-l\u00e0, ce besoin de se d\u00e9tacher jusqu&rsquo;\u00e0 la rupture pour exister \u00e0 part enti\u00e8re, c&rsquo;est un classique de la construction de soi : on ne devient pleinement soi qu&rsquo;en tuant, symboliquement, celle qui nous a faites. Le roman le montre sans jamais le th\u00e9oriser, et c&rsquo;est ce qui le rend si irr\u00e9sistible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#gouaille<\/strong> \u2014 Et puis il y a l&rsquo;humour, partout, mais surtout port\u00e9 par la m\u00e8re : marseillaise pur jus, haute en couleur, la langue bien pendue, qui dit tout ce qu&rsquo;elle pense sans jamais s&rsquo;excuser. Elle vole litt\u00e9ralement le livre \u00e0 chaque fois qu&rsquo;elle prend la parole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#justesse<\/strong> \u2014 Un roman dr\u00f4le, sinc\u00e8re, authentique, touchant \u2014 qui parle du foss\u00e9 entre deux mondes sans jamais caricaturer ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre.<\/p>\n<\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-date\"><time datetime=\"2026-07-17T13:01:58+00:00\">juillet 17, 2026<\/time><\/div>\n<\/li><li class=\"wp-block-post post-151 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-les-pages-papotent\">\n<h2 class=\"wp-block-post-title\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=151\" target=\"_self\" >La Paix commence l\u00e0 o\u00f9 cesse l&rsquo;attente \u2014 Fran\u00e7ois Vecchi Muller<\/a><\/h2>\n\n<figure class=\"alignwide wp-block-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=151\" target=\"_self\"  ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1086\" height=\"1448\" src=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-09-Francois-Vecchi-Muller.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"La Paix commence l\u00e0 o\u00f9 cesse l&rsquo;attente \u2014 Fran\u00e7ois Vecchi Muller\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-09-Francois-Vecchi-Muller.jpg 1086w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-09-Francois-Vecchi-Muller-225x300.jpg 225w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-09-Francois-Vecchi-Muller-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1086px) 100vw, 1086px\" \/><\/a><\/figure>\n\n<div class=\"entry-content wp-block-post-content is-layout-flow wp-block-post-content-is-layout-flow\">\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Lectrice : Juliette<\/p>\n\n\n\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Avis : Bonne lecture<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Septembre 2025<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#rythme<\/strong> \u2014 Ce qui frappe d&#8217;embl\u00e9e, c&rsquo;est le souffle. L&rsquo;histoire est franchement rocambolesque, men\u00e9e \u00e0 un rythme effr\u00e9n\u00e9 : on ne respire pas, on veut tourner la page, m\u00eame quand la fatigue r\u00e9clame d&rsquo;\u00e9teindre la lampe. Il y a dans cette construction quelque chose de la nervosit\u00e9 d&rsquo;un thriller bien huil\u00e9, cette curiosit\u00e9 perp\u00e9tuelle du conteur qui refuse de laisser le lecteur se poser.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#d\u00e9paysement<\/strong> \u2014 Le roman multiplie les lieux et les th\u00e8mes avec une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 rare : de l&rsquo;\u0153nologie \u00e0 la finance, de la g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 l&rsquo;histoire. Ce tour du monde donne au texte un souffle ample, une mati\u00e8re foisonnante, presque trop pour un seul livre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#sc\u00e9nario<\/strong> \u2014 Et c&rsquo;est bien l\u00e0 que le b\u00e2t blesse un peu, \u00e0 mes yeux : cette mati\u00e8re est si riche, si visuelle, si rythm\u00e9e par les rebondissements, qu&rsquo;elle semble davantage pens\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9cran que pour la page. Les sc\u00e8nes s&rsquo;encha\u00eenent comme des s\u00e9quences de montage, plus que comme des chapitres qui prennent le temps de s&rsquo;installer. Ce livre porte en lui une s\u00e9rie plut\u00f4t qu&rsquo;un roman \u2014 et ce n&rsquo;est pas un d\u00e9faut mineur : c&rsquo;est presque une autre nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#surface<\/strong> \u2014 Car cette vitesse a un prix. Les \u00e9motions, les paysages, les situations restent trop souvent en surface ; les mots s&rsquo;attardent peu sur les sensations et les \u00eatres. Le vocabulaire se pr\u00e9cipite, la syntaxe elle-m\u00eame semble parfois emport\u00e9e par l&rsquo;urgence de l&rsquo;intrigue, et les fautes d&rsquo;orthographe, trop nombreuses, finissent par distraire d&rsquo;une histoire qui aurait m\u00e9rit\u00e9 mieux qu&rsquo;elle-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#format<\/strong> \u2014 Au fond, cette histoire aurait sans doute m\u00e9rit\u00e9 2 ou 3 tomes : une \u00e9criture plus dense, plus romanesque, moins abrupte, \u00e0 la mesure de l&rsquo;univers que l&rsquo;auteur fait na\u00eetre \u2014 un temps que le livre, tel qu&rsquo;il est, ne se donne pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>#tendresse<\/strong> \u2014 Et puis il y a ces passages o\u00f9 affleure une sensibilit\u00e9 plus personnelle, reconnaissable entre toutes, et o\u00f9 j&rsquo;ai souvent souri. C&rsquo;est peut-\u00eatre, avec le suspense, ce que l&rsquo;auteur ma\u00eetrise le mieux : ce m\u00e9lange d&rsquo;\u00e9lan et d&rsquo;intime qui, malgr\u00e9 tout, fait la singularit\u00e9 du livre.<\/p>\n<\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-date\"><time datetime=\"2026-07-17T12:45:19+00:00\">juillet 17, 2026<\/time><\/div>\n<\/li><li class=\"wp-block-post post-142 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-les-pages-papotent\">\n<h2 class=\"wp-block-post-title\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=142\" target=\"_self\" >La nuit au c\u0153ur \u2014 Nathacha Appanah<\/a><\/h2>\n\n<figure class=\"alignwide wp-block-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=142\" target=\"_self\"  ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"980\" height=\"1307\" src=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2026-01-Nathacha-Appanah-La-nuit-au-coeur-Photo-2-copie.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"La nuit au c\u0153ur \u2014 Nathacha Appanah\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2026-01-Nathacha-Appanah-La-nuit-au-coeur-Photo-2-copie.jpg 980w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2026-01-Nathacha-Appanah-La-nuit-au-coeur-Photo-2-copie-225x300.jpg 225w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2026-01-Nathacha-Appanah-La-nuit-au-coeur-Photo-2-copie-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 980px) 100vw, 980px\" \/><\/a><\/figure>\n\n<div class=\"entry-content wp-block-post-content is-layout-flow wp-block-post-content-is-layout-flow\">\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Lectrice : Juliette<\/p>\n\n\n\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Avis : Bonne lecture<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lu en janvier 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#incandescence \u2014 Un texte d&rsquo;une beaut\u00e9 rare, port\u00e9 par une langue tendre, pr\u00e9cise, incandescente. D\u00e8s les premi\u00e8res pages, on sent une \u00e9criture qui ne cherche pas \u00e0 impressionner mais \u00e0 toucher juste \u2014 chaque mot semble pes\u00e9, choisi pour sa justesse plus que pour son effet. C&rsquo;est cette \u00e9conomie de moyens, cette sobri\u00e9t\u00e9 presque br\u00fblante, qui donne au r\u00e9cit toute sa puissance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#pudeur \u2014 Le r\u00e9cit frappe par sa force et son intensit\u00e9 \u00e9motionnelle, par sa capacit\u00e9 \u00e0 dire l&rsquo;indicible avec une grande pudeur. Il y a dans cette \u00e9criture quelque chose qui tient de l&rsquo;\u00e9quilibriste : aborder des sujets \u00e2pres, des v\u00e9cus lourds, sans jamais verser dans le pathos ni dans la d\u00e9monstration. La pudeur n&rsquo;est pas ici une esquive, c&rsquo;est une mani\u00e8re de respecter ce qui est racont\u00e9 \u2014 et ceux qui l&rsquo;ont v\u00e9cu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#voyeurisme \u2014 Pourtant quelque chose r\u00e9siste. Une g\u00eane diffuse s&rsquo;installe, li\u00e9e \u00e0 un regard qui fr\u00f4le parfois l&rsquo;enqu\u00eate, un traitement presque journalistique, \u00e0 la limite du voyeurisme, l\u00e0 o\u00f9 j&rsquo;aurais attendu plus de silence et de retenue. C&rsquo;est un d\u00e9s\u00e9quilibre subtil mais r\u00e9el : on sent, par endroits, le regard de l&rsquo;autrice se faire plus ext\u00e9rieur, plus factuel, comme si elle enfilait momentan\u00e9ment la casquette de l&rsquo;investigatrice plut\u00f4t que celle de la conteuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#d\u00e9s\u00e9quilibre \u2014 Cette ambivalence tient peut-\u00eatre, pr\u00e9cis\u00e9ment, au contraste entre deux r\u00e9gimes de narration. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, une narration intime, superbe, profond\u00e9ment incarn\u00e9e dans son propre v\u00e9cu \u2014 l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;autrice \u00e9crit depuis l&rsquo;int\u00e9rieur, depuis la chair de sa propre histoire. De l&rsquo;autre, un traitement factuel, presque investigateur, r\u00e9serv\u00e9 aux deux autres femmes et \u00e0 leur histoire \u2014 comme si, en s&rsquo;\u00e9loignant de son exp\u00e9rience directe, l&rsquo;\u00e9criture perdait un peu de cette pudeur qui faisait sa force ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#n\u00e9cessaire \u2014 C&rsquo;est un livre puissant. N\u00e9cessaire, m\u00eame \u2014 il y a des sujets qu&rsquo;il faut continuer d&rsquo;\u00e9crire, de cette mani\u00e8re frontale et sensible \u00e0 la fois. Mais certaines ruptures de ton, ce va-et-vient entre l&rsquo;intime et l&rsquo;enqu\u00eate, troublent l&rsquo;\u00e9quilibre int\u00e9rieur du texte, et donc, in\u00e9vitablement, celui de la lecture.<\/p>\n<\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-date\"><time datetime=\"2026-07-17T12:35:00+00:00\">juillet 17, 2026<\/time><\/div>\n<\/li><li class=\"wp-block-post post-122 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-les-pages-papotent\">\n<h2 class=\"wp-block-post-title\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=122\" target=\"_self\" >L&rsquo;\u00e9criture qui gu\u00e9rit &#8211; Nayla Chidiac<\/a><\/h2>\n\n<figure class=\"alignwide wp-block-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/?p=122\" target=\"_self\"  ><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"941\" height=\"1672\" src=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/L-ecriture-qui-guerit.png\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"L&rsquo;\u00e9criture qui gu\u00e9rit &#8211; Nayla Chidiac\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/L-ecriture-qui-guerit.png 941w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/L-ecriture-qui-guerit-169x300.png 169w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/L-ecriture-qui-guerit-576x1024.png 576w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/L-ecriture-qui-guerit-768x1365.png 768w, https:\/\/lespagespapopent.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/L-ecriture-qui-guerit-864x1536.png 864w\" sizes=\"auto, (max-width: 941px) 100vw, 941px\" \/><\/a><\/figure>\n\n<div class=\"entry-content wp-block-post-content is-layout-flow wp-block-post-content-is-layout-flow\">\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Lectrice : Juliette<\/p>\n\n\n\n<p class=\"reading-tag wp-block-paragraph\">Avis : Bonne lecture<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne lis presque jamais d&rsquo;essais. Mes \u00e9tag\u00e8res d\u00e9bordent de romans et de biographies \u2014 des histoires, des vies, des voix qui racontent. Un essai, ce n&rsquo;est pas mon terrain habituel, ce n&rsquo;est pas l\u00e0 que je vais chercher refuge. Alors pourquoi celui-l\u00e0, pourquoi maintenant ? Parce que j&rsquo;esp\u00e9rais, je crois, y trouver une r\u00e9ponse \u00e0 une question que je n&rsquo;ose pas toujours me poser : comment arrachons-nous les mots qui restent enfouis, qui ne sortent jamais ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je n&rsquo;ai pas trouv\u00e9 de r\u00e9ponse, mais j&rsquo;ai trouv\u00e9 mieux : une gratitude que je n&rsquo;attendais pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nayla Chidiac est psychologue clinicienne, sp\u00e9cialiste du traumatisme psychique, fondatrice des ateliers d&rsquo;\u00e9criture th\u00e9rapeutique \u00e0 Sainte-Anne. Dans cet essai, elle explore le lien entre l&rsquo;\u00e9criture et la guerre : comment les mots, chez les \u00e9crivains qui l&rsquo;ont travers\u00e9e, deviennent parfois le seul endroit habitable. Elle le dit elle-m\u00eame : \u00ab\u00a0Nous avons tous besoin d&rsquo;histoires, de r\u00e9cits, de mots pour donner une forme \u00e0 l&rsquo;informe de la guerre.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne connais pas la guerre, ni de pr\u00e8s ni de loin. Et pourtant, dans les sympt\u00f4mes qu&rsquo;elle d\u00e9crit \u00e0 travers son ab\u00e9c\u00e9daire d&rsquo;auteurs, je me suis reconnue, page apr\u00e8s page, avec une pr\u00e9cision presque douloureuse. D&rsquo;autres guerres existent, silencieuses, sans champ de bataille ni t\u00e9moin, qui laissent les m\u00eames traces : ce m\u00eame enfermement, ce m\u00eame vide qu&rsquo;on porte sans jamais le nommer. Nayla Chidiac cite Rachel Rosenblum, pour qui \u00ab\u00a0on peut mourir de dire\u00a0\u00bb\u2014 et Marguerite Duras, qui d\u00e9finissait l&rsquo;\u00e9criture comme une fa\u00e7on de \u00ab\u00a0hurler sans bruit\u00a0\u00bb. C&rsquo;est exactement cela : il y a en moi des mots qui cognent depuis longtemps, qui voudraient sortir et n&rsquo;y parviennent jamais \u2014 comme un cri rest\u00e9 au fond du coeur, jamais pouss\u00e9. Eug\u00e8ne Ionesco disait que \u00ab\u00a0le mot emp\u00eache le silence de parler\u00a0\u00bb ; je crois que c&rsquo;est l&rsquo;inverse qui m&rsquo;habite depuis toujours, un silence qui emp\u00eache le mot de na\u00eetre. Ce livre ne me les a pas donn\u00e9s, ces mots. Mais il m&rsquo;a appris quelque chose que je ne savais pas : que ce silence a un nom : le silence traumatique, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas une fatalit\u00e9, qu&rsquo;un chemin existe pour le traverser. Le prendrai-je un jour ? Je n&rsquo;en sais rien. Mais savoir que la porte existe, m\u00eame ferm\u00e9e, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0, pour moi, un commencement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne suis pas critique litt\u00e9raire. Je suis une lectrice passionn\u00e9e, de celles qui d\u00e9vorent les livres depuis l&rsquo;enfance, qui en ont fait un compagnonnage de toute une vie \u2014 et c&rsquo;est avec cette seule l\u00e9gitimit\u00e9-l\u00e0 que je parle de ce livre. Nayla Chidiac est une femme trop cultiv\u00e9e, trop habit\u00e9e par la litt\u00e9rature pour livrer un texte ti\u00e8de. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 transport\u00e9e par sa plume, po\u00e9tique, savante, ma\u00eetris\u00e9e, qui ne se contente jamais de commenter mais qui pense avec ses auteurs \u2014 croisant litt\u00e9rature, histoire et psych\u00e9 pour penser l&rsquo;\u00e9criture non comme un rem\u00e8de, mais comme un appui. Elle r\u00e9sume d&rsquo;ailleurs sa d\u00e9marche mieux que je ne saurais le faire : \u00ab\u00a0Je ne cherche pas \u00e0 faire \u00e9crire bien, je cherche \u00e0 faire \u00e9crire vrai.\u00a0\u00bb C&rsquo;est exactement ce que ce livre a r\u00e9veill\u00e9 en moi : l&rsquo;envie d&rsquo;essayer enfin d&rsquo;\u00e9crire, ou du moins d&rsquo;y r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement \u2014 non pas pour \u00eatre publi\u00e9e, mais pour \u00eatre lib\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce n&rsquo;est pas un livre facile ni imm\u00e9diatement accessible : l&rsquo;\u00e9rudition y est dense, et l&rsquo;ab\u00e9c\u00e9daire qui compose sa seconde partie est r\u00e9solument subjectif \u2014 Nayla Chidiac ne s&rsquo;en cache pas, ce sont ses auteurs, ses attachements. Mais c&rsquo;est justement ce qui le rend riche : il donne envie de relire certains classiques, et d&rsquo;en d\u00e9couvrir tant d&rsquo;autres que je ne connaissais pas. Certes, rien dans ce livre ne prouve que l&rsquo;\u00e9criture gu\u00e9rit tout le monde. Mais il d\u00e9montre, pour chacun des auteurs cit\u00e9s, combien elle a \u00e9t\u00e9 une aide essentielle pour tenir. N&rsquo;est-ce pas d\u00e9j\u00e0, en soi, suffisamment important ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un livre que je referme diff\u00e9rente de celle qui l&rsquo;a ouvert.<\/p>\n<\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-date\"><time datetime=\"2026-07-17T09:26:59+00:00\">juillet 17, 2026<\/time><\/div>\n<\/li><\/ul><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"class_list":["post-58","page","type-page","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/58","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=58"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/58\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":128,"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/58\/revisions\/128"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lespagespapopent.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=58"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}