
Les pages papotent
Eve Ensler — Pardon
Lectrice : Juliette
Avis : Coup de coeur
136 pages depuis les limbes.
C’est court, 136 pages.
Du reste, c’est assez pour vous dégommer.
C’est lourd. Pesant. Percutant. Violent. Dérangeant. Nauséeux. Prodigieux.
C’est un accouchement, sans péridurale.
Je salue l’exercice de style, cathartique. Les années de silence, la lente assimilation, la douleur suffocante, l’acceptation, la transformation, la dissection, les mots de l’autre, les tripes sur la table, le pardon en fin de course pour toute résilience et pour la paix, enfin.
Les mots manquent. Elle les a tous si minutieusement vomis qu’il ne nous en reste aucun.
Âmes sensibles, s’abstenir. Pour les autres : accrochez-vous, c’est grand.
Juin 2020
